Translating the French Revolution into English in A Tale of Two Cities

Cet article s’emploie à mettre en lumière ce que Dickens avait en tête quand il inventa ce que Sylvère Monod appela une « langue anglo-française » (Monod 429-31) composée de mots anglais mais empruntant des formes syntaxiques au français, ou bien traduisant des expressions françaises de manière litt...

Full beskrivning

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Bibliografiska uppgifter
I publikationen:URI:https://journals.openedition.org/cve,
Huvudupphovsman: Vanfasse, Nathalie
Materialtyp: Article ou chapitre numérique
Språk:Anglais
Publicerad: Cahiers victoriens et édouardiens 2014
Ämnen:
Länkar:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivning
Sammanfattning:Cet article s’emploie à mettre en lumière ce que Dickens avait en tête quand il inventa ce que Sylvère Monod appela une « langue anglo-française » (Monod 429-31) composée de mots anglais mais empruntant des formes syntaxiques au français, ou bien traduisant des expressions françaises de manière littérale. Il sera démontré que cette création dickensienne d’un anglais inédit, parsemé de gallicismes, participait d’une stratégie visant à traduire la Révolution française en anglais. Par le biais de cette novlangue, Dickens s’efforça de saisir la singularité de la Révolution et de la rendre compréhensible pour des lecteurs britanniques. Ce sabir anglo-français s’avère donc plus complexe et plus subtil qu’il ne semblait l’être à première vue. Loin de ne proposer que des jeux de mots et des images sensationnalistes, il révèle une interprétation intéressante de la Révolution française.