La régulation des activités scolaires numériques des élèves par l’enseignant : le cas d’une application d’apprentissage adaptatif

L’article traite de la régulation par l’enseignant de l’activité d’élèves qui utilisent des ressources numériques mobilisant des techniques d’apprentissage adaptatif (adaptive learning). La recherche présentée est exploratoire. Elle a été réalisée en marge d’une collaboration avec l’entreprise Evide...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/ctd,
Auteurs principaux: Cerisier, Jean-François, Pierrot, Laëtitia
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Communication, technologies et développement 2022
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:L’article traite de la régulation par l’enseignant de l’activité d’élèves qui utilisent des ressources numériques mobilisant des techniques d’apprentissage adaptatif (adaptive learning). La recherche présentée est exploratoire. Elle a été réalisée en marge d’une collaboration avec l’entreprise EvidenceB pour améliorer l’expérience utilisateur d’une application intégrant un agent conversationnel pour les apprentissages fondamentaux du français au lycée. Elle vise notamment à établir une première caractérisation des contraintes spécifiquement induites par les techniques d’intelligence artificielle (IA) susceptibles d’entraver l’appropriation de l’application par les enseignants afin de structurer de nouveaux travaux de recherche. L’analyse thématique d’une série d’entretiens révèle un paradoxe, celui d’un enseignant qui n’a jamais été autant informé du parcours d’apprentissage de chaque élève, mais dont le pouvoir de pilotage pédagogique et didactique est partiellement délégué à la machine. Pour autant, nous considérons que ce paradoxe n’est qu’apparent. Si l’IA permet une automatisation partielle de la régulation pédagogique exprimée en termes de prescription et de suivi des activités, elle donne aussi aux enseignants les moyens d’une régulation plus personnalisée en ce qui concerne l’accompagnement des élèves. L’effet de désintermédiation redouté par certains, celui de la substitution de l’enseignant par une « machine à enseigner » apparaît bien comme un risque potentiel, mais limité à des micro-situations et son actualisation dépend fortement de la capacité de l’enseignant à intégrer les apports de l’IA à son ingénierie pédagogique. Finalement, la question de l’utilisation de ces techniques s’apparente aux problématiques d’hybridation de la formation et invite à penser et concevoir l’hybridation homme-machine des processus de régulation des activités d’apprentissage des élèves.