Médiation absente, langue invisible. Traduction automatique et défaillance de la communication interculturelle dans le cas du sar majənga̰y (Tchad)

Cette étude examine les failles des outils de traduction automatique confrontés au sar majənga̰y, idiome tchadien parlé par plus de 270 000 personnes et pourtant doté de supports institutionnels et numériques. Google Translate ou ChatGPT échouent invariablement : ils produisent des versions trop lit...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/ctd,
1. autor: Temadji, Rémi
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: Communication, technologies et développement 2026
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Cette étude examine les failles des outils de traduction automatique confrontés au sar majənga̰y, idiome tchadien parlé par plus de 270 000 personnes et pourtant doté de supports institutionnels et numériques. Google Translate ou ChatGPT échouent invariablement : ils produisent des versions trop littérales, des inventions sémantiques, ou ne reconnaissent tout simplement pas la langue. Ces échecs ne viennent pas d’une complexité linguistique particulière, mais d’un « manque structurel de médiation interculturelle ». En s’appuyant sur Hall (1966, 1976), Katan (2012), Mattelart (2009), Venuti (2017), Crawford (2021) et Noble (2018), l’article dévoile comment les « préjugés systémiques, l’invisibilité communicationnelle et les déséquilibres géoéconomiques » relèguent durablement les langues peu dotées en ressources. Menée avec le Lycée Collège Évangélique Deo-Gratias (LCED), la recherche propose un modèle de « médiation enrichie », où la technologie assiste le traducteur humain sans le supplanter. Cette approche vise une « justice communicationnelle », alignée sur les principes CARE (Bénéfice collectif, Autorité de décision, Responsabilité, Éthique), et nous invite à repenser nos relations avec les langues, les machines et la diversité culturelle.