L’intelligence artificielle générative et la robotisation littéraire : enjeux de la délégation de la créativité
Cet article analyse l’essor de l’Intelligence Artificielle Générative (IAG) dans la création littéraire et ses effets sur la délégation de la créativité. En combinant une mise en perspective historique (de l’IA symbolique au deep learning et aux modèles multimodaux) et une revue critique des travaux...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/ctd, |
|---|---|
| Asıl Yazarlar: | , |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Communication, technologies et développement
2025
|
| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Cet article analyse l’essor de l’Intelligence Artificielle Générative (IAG) dans la création littéraire et ses effets sur la délégation de la créativité. En combinant une mise en perspective historique (de l’IA symbolique au deep learning et aux modèles multimodaux) et une revue critique des travaux récents, on constate que l’IAG dépasse le statut d’outil d’assistance pour constituer une rupture ontologique dans les pratiques d’écriture, sans toutefois dissoudre la responsabilité juridique et éthique de l’auteur humain. L’analyse a conduit à quatre observations fondamentales : (1) une « robotisation » progressive de l’acte d’écrire où l’IA endosse tour à tour les rôles de collaborateur, de muse ou de directeur artistique ; (2) la montée d’une qualité textuelle parfois impossible à distinguer de celle des humains, avec des gains de productivité mais des risques de standardisation ; (3) la persistance des controverses sur l’originalité et l’auctorialité, éclairées par des cadres juridiques divergents (France/Royaume-Uni) et par l’hypothèse de régimes sui generis ; (4) des enjeux épistémiques majeurs pour les langues et cultures peu dotées, appelant à « décoloniser » les modèles et à préserver la pluralité des savoirs. Au final, l’approche critique des différentes positions autour de l’IA littéraire et leurs controverses, a logiquement conduit à proposer une éthique de la co-création qui recentre l’intentionnalité de l’utilisateur-auteur et plaide pour de nouveaux paradigmes d’attribution et de gouvernance des œuvres hybrides. |
|---|