La poética deseada por Cervantes o el arte de la voz en el Quijote
Dans l’épilogue de Don Quichotte, Cervantès découvre pour la première fois son désir qu’une poétique nouvelle, la sienne, clôture la poétique des romans chevaleresques. Pour cela il crée un ensemble d’instruments qui sapent une équation topique de son époque (écriture égale vérité), ce qui conduit à...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/criticon, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Espagnol |
| Cyhoeddwyd: |
Criticón
2017
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Dans l’épilogue de Don Quichotte, Cervantès découvre pour la première fois son désir qu’une poétique nouvelle, la sienne, clôture la poétique des romans chevaleresques. Pour cela il crée un ensemble d’instruments qui sapent une équation topique de son époque (écriture égale vérité), ce qui conduit à faire du lecteur crédule un lecteur critique et ouvre la porte au roman moderne. L’un de ces instruments, et pas le moins important, est la récupération de l’art ancien de la voix, qui disparaissait de l’écriture au moment même où la lecture vocalisée se transformait en lecture oculaire ou silencieuse. L’art de la voix dans le Quichotte est repérable dans un ensemble de didascalies qui, en contrôlant l’actio de la lecture sonore —encore prédominante dans la première moitié du xviie siècle—, guident la réception des auditeurs. Ces didascalies concernent des aspects phoniques de la voix, le volume, diverses tonalités dramatiques, des techniques qui rendent perceptibles la médisance ou les soliloques des personnages ou bien encore la façon de lire qui pousse l’hidalgo de La Manche vers la folie. Dans tous les cas, l’actio de la voix resémantise l’écriture, ce qui est particulièrement important par rapport aux trois avatars du protagoniste (Quejana/ Don Quichotte/Alonso Quijano). |
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