Des modèles de formation professionnelle d’origine étrangère à l’épreuve des spécificités sociétales marocaines

Le système actuel de formation professionnelle marocain est un assemblage de modèles et de catégories d’action publique en grande partie inspiré de dispositifs mis en œuvre dans différents pays de l’OCDE. Si le choix du système résidentiel français est né des liens historiques avec la France, l’appl...

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Библиографические подробности
Опубликовано в: :URI:https://journals.openedition.org/cres,
Главные авторы: Eladnani, Mohamed Jallal, Verdier, Éric
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: Cahiers de la recherche sur l'éducation et les savoirs 2012
Предметы:
Online-ссылка:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Описание
Итог:Le système actuel de formation professionnelle marocain est un assemblage de modèles et de catégories d’action publique en grande partie inspiré de dispositifs mis en œuvre dans différents pays de l’OCDE. Si le choix du système résidentiel français est né des liens historiques avec la France, l’application des autres modèles (dual et par apprentissage organisé, inspirés de l’Allemagne et de la Belgique) montre une configuration composite qui résulte d’un processus socio-politique. Ces deux modèles reposent sur une autre conception de la régulation de la relation formation-emploi, en terme de “marché professionnel” qui implique que l’entreprise marocaine soit appelée à participer activement à la production des compétences et des qualifications dans un cadre structuré par les règles de l’alternance école-entreprise, ce qui distingue cette formule de l’apprentissage traditionnel. L’introduction de l’approche par compétence, d’origine canadienne, relève d’une autre conception de la coordination entre centres de formation et ateliers de production.L’artisanat, ancré au Maroc dans une tradition multiséculaire, sert de “secteur analyseur” de cette complexe configuration. Ce choix se justifie d’autant plus qu’il permet de confronter les dispositifs “modernes” de formation des jeunes au traditionnel apprentissage sur le tas, et ainsi de révéler le résultat de la coexistence entre modèles d’origine étrangère et formes “classiques” de construction des compétences.