Who are the Blacks?

Les débats sur la classification raciale et sur ses relations avec l’utilisation des notions de “race” et de “couleur” dans la vie quotidienne ont été fondamentaux dans le débat sur l’action positive au Brésil. Cet article utilise des données quantitatives et qualitatives concernant les liens entre...

Descripción completa

Guardado en:
Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/cres,
Autor principal: Schwartzman, Luisa Farah
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Anglais
Publicado: Cahiers de la recherche sur l'éducation et les savoirs 2012
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Les débats sur la classification raciale et sur ses relations avec l’utilisation des notions de “race” et de “couleur” dans la vie quotidienne ont été fondamentaux dans le débat sur l’action positive au Brésil. Cet article utilise des données quantitatives et qualitatives concernant les liens entre le statut socio-économique et la catégorisation raciale dans les universités brésiliennes et s’attache à démontrer que des types particuliers de politiques peuvent avoir des répercussions différentes, quoique parfois imprévues, sur les “sortes” d’individus qui en sont les bénéficiaires: tant les étiquettes raciales utilisées que les critères socio-économiques retenus déterminent non seulement qui accède à ces programmes mais aussi le degré de légitimité attribuée aux critères de sélection des postulants. L’étiquette “noir”, utilisée comme seule exigence d’admissibilité, est susceptible d’être trop excluante et de desservir même des non blancs. Par ailleurs, dans la mesure où bien des “non-blancs” potentiels appartenant à des classes moyennes ou aisées sont susceptibles de provenir de familles mixtes, l’absence de critères socio-économiques pour le choix des candidats peut amener un certain nombre d’entre eux à ressentir que, bien qu’ils réunissent un grand nombre des caractéristiques raciales conventionnellement acceptées, ils n’en sont pas moins exclus des politiques de quotas, telles qu’elles sont définies par les décideurs et les observateurs.