Détenteurs et voleurs du savoir
Dès les débuts du XXe siècle, la littérature scientifique traitant du Maroc a pris pour habitude de décrire la relation qui s’instaure entre enfants et adultes dans l’artisanat à travers le prisme de l’exploitation. Fondées sur une réalité manifeste, certaines de ces analyses brossent cependant un t...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/cres, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Cahiers de la recherche sur l'éducation et les savoirs
2014
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Dès les débuts du XXe siècle, la littérature scientifique traitant du Maroc a pris pour habitude de décrire la relation qui s’instaure entre enfants et adultes dans l’artisanat à travers le prisme de l’exploitation. Fondées sur une réalité manifeste, certaines de ces analyses brossent cependant un tableau d’une trop grande partialité : en excluant certaines caractéristiques de la relation d’apprentissage, ces travaux donnent à penser une situation toujours dramatique et inadmissible, une situation dans laquelle les activités des adultes se font systématiquement contre celles des enfants. À partir du cas de la dinanderie de Fès, la présente réflexion propose de nuancer ce propos en traitant successivement de deux situations d’apprentissage coexistantes : d’une part, une forme de transmission sous-tendue par l’acquisition de savoir-faire complexes propre à une ethnothéorie de l’apprentissage qui déborde largement les frontières de l’artisanat marocain ; d’autre part, l’apprentissage d’un travail ouvrier mobilisant de façon mécanique des savoir-faire aisés à acquérir et mettant en lumière les transformations socioéconomiques qui se sont largement opérées dans le milieu artisanal. |
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