L’éducation de chacun vs “éducation pour tous”
Cet article se propose de confronter les logiques de l’offre d’éducation à celles de la demande à travers l’analyse de l’évolution de la scolarisation des pasteurs maasai tanzaniens depuis la fin des années 1980. Si l’évolution de leur taux de scolarisation suit globalement la direction des recomman...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/cres, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Cahiers de la recherche sur l'éducation et les savoirs
2012
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Cet article se propose de confronter les logiques de l’offre d’éducation à celles de la demande à travers l’analyse de l’évolution de la scolarisation des pasteurs maasai tanzaniens depuis la fin des années 1980. Si l’évolution de leur taux de scolarisation suit globalement la direction des recommandations du forum mondial pour l’éducation de Dakar (2000), cela ne signifie pas que les Maasai adhèrent totalement aux valeurs de l’éducation pour tous telles que définies par les pourvoyeurs d’éducation ni que leurs pratiques éducatives s’alignent sur les logiques de l’offre scolaire. Depuis les années 1990, divers facteurs – dont les principaux sont l’augmentation de l’offre scolaire dans la région et le déclin du pastoralisme – ont transformé les attentes des Maasai à l’égard de l’école, comme leurs pratiques éducatives. Pour la majorité des Maasai rencontrés, et notamment pour ceux qui n’ont plus assez de bétail pour vivre essentiellement des fruits de leurs troupeaux, l’école est désormais perçue comme un moyen parmi d’autres de diversification des ressources. |
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