La “fabrique” de la démocratisation scolaire : indicateurs statistiques et “consignes” d’évaluation
Cet article s’efforce de montrer que le choix des indicateurs retenus pour mesurer l’accès des différentes catégories sociales au système d’enseignement conditionne très largement la thèse d’une démocratisation. Ainsi, selon qu’on intègre ou non l’existence de filières au lycée et à l’Université et...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/cres, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Cahiers de la recherche sur l'éducation et les savoirs
2012
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article s’efforce de montrer que le choix des indicateurs retenus pour mesurer l’accès des différentes catégories sociales au système d’enseignement conditionne très largement la thèse d’une démocratisation. Ainsi, selon qu’on intègre ou non l’existence de filières au lycée et à l’Université et la composition sociale de ces filières, on peut conclure à une démocratisation non seulement quantitative, mais aussi qualitative, comme le font L.-A. Vallet et C. Thélot. Néanmoins, dans la mesure où les différentes filières ont des contenus scolaires inégaux et sont fortement hiérarchisées, une mesure de la réussite scolaire aussi globale qu’un niveau d’étude procède à une redéfinition des enjeux de la démocratisation qui substitue à l’égalisation des savoirs un plus large accès à la certification. Celle-ci n’entame pas le quasi monopole des catégories sociales privilégiées sur les filières scolairement et socialement valorisées. Au contraire, elle apparaît même comme la condition d’un compromis entre les exigences de la démocratisation et la reproduction des inégalités scolaires et sociales. |
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