Échanges internationaux en Europe et apprentissages

Le programme ERASMUS (acronyme signifiant European community Action Schema for the Mobility of University Students) mis en place en 1987 pour promouvoir à la fois la mobilité et la reconnaissance mutuelle des diplômes en Europe ne concerne, aujourd’hui encore, qu’une minorité. Comment les institutio...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/cres,
Auteur principal: Ballatore, Magali
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Cahiers de la recherche sur l'éducation et les savoirs 2012
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Le programme ERASMUS (acronyme signifiant European community Action Schema for the Mobility of University Students) mis en place en 1987 pour promouvoir à la fois la mobilité et la reconnaissance mutuelle des diplômes en Europe ne concerne, aujourd’hui encore, qu’une minorité. Comment les institutions d’enseignement supérieur utilisent ce dispositif et quels étudiants saisissent l’opportunité de faire un séjour d’études à l’étranger  ? Le programme Erasmus permet-il une démocratisation de l’accès à la mobilité et des « débouchés» qui lui sont associés  ? L’augmentation de l’offre de séjour à l’étranger semble plutôt accélérer un mouvement de spécialisation sociale des filières d’études et des destinations. Loin des récits inspirés par le psychologisme ambiant et de la rhétorique ou des prophéties sur la mondialisation, il s’agit dans cet article de répondre empiriquement à ces questions et d’interroger les discours sur le programme Erasmus. À partir d’une étude de cas et d’une recherche comparative internationale, nous démontrerons ici que le programme Erasmus semble plutôt favoriser, par les choix qu’opèrent les enseignants-chercheurs et les étudiants des universités, une concurrence insidieuse entre et au cœur des systèmes d’enseignement supérieur nationaux européens.