La construction sociale de la “déscolarisation” : examen d’un dispositif départemental de signalement de l’absentéisme

Cet article aborde la question de la “déscolarisation” à partir de l’examen d’un dispositif particulier de signalement de l’absentéisme dans un département français. Ce dispositif apparaît révélateur de la construction sociale en cours, notamment parce qu’il inaugure un travail de collaboration entr...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/cres,
1. autor: Géhin, Jean-Paul
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: Cahiers de la recherche sur l'éducation et les savoirs 2012
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Cet article aborde la question de la “déscolarisation” à partir de l’examen d’un dispositif particulier de signalement de l’absentéisme dans un département français. Ce dispositif apparaît révélateur de la construction sociale en cours, notamment parce qu’il inaugure un travail de collaboration entre les autorités scolaires et judiciaires et qu’il fait intervenir toute une gamme d’acteurs de terrain : assistantes sociales scolaires, chefs d’établissement, conseillers d’éducation, juges, policiers, gendarmes, travailleurs sociaux...Par les données quantitatives et qualitatives qu’il rassemble, ce dispositif propose un point de vue sur la “déscolarisation” qui, tout à la fois, reflète le travail de catégorisation réalisé par les différents acteurs concernés et oriente leurs représentations et leurs interventions. L’analyse de contenu des rapports des assistantes sociales scolaires et des enquêtes sociales permet de dégager quelques grands modèles explicatifs, progressivement constitués, intériorisés et partagés par les différents intervenants professionnels dans ce champ. La prégnance des interprétations en termes psychologiques et de dysfonctionnement de la structure familiale conduit à une minimisation des dimensions sociales et à une sous-estimation du rôle de l’école dans la “déscolarisation”.