Un pouvoir sans objet ?

Pour les populations indigènes de l’Angola, Ngangela, Nyaneka-Nkhumbi, Ambo, Cokwe ou Ovimbundu, les objets de pouvoir se répartissent en deux grandes catégories : bâtons, massues, épées, haches et poignards d’un côté, sièges de l’autre. Ainsi avons-nous d’une part le pouvoir viril de la guerre et d...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/crcv,
Autor principal: Gervereau, Laurent
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles 2007
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Pour les populations indigènes de l’Angola, Ngangela, Nyaneka-Nkhumbi, Ambo, Cokwe ou Ovimbundu, les objets de pouvoir se répartissent en deux grandes catégories : bâtons, massues, épées, haches et poignards d’un côté, sièges de l’autre. Ainsi avons-nous d’une part le pouvoir viril de la guerre et de la sanction, de l’autre le pouvoir pacifique des mots, de l’arbitrage assis, de l’observation et parfois même de la discussion. Pouvoir de guerre et pouvoir de paix, pouvoir militaire et pouvoir civil, pouvoir de la condamnation ou pouvoir de la conciliation.Aussi loin dans le temps que l’anthropologue porte sa réflexion, il semble bien que des systèmes de délégation de pouvoir aient existé et que, bizarrement, ils aient finalement eu besoin d’objets symboliques pour se manifester. Même de demeures. À cet égard, pouvait‑on trouver un lieu plus en adéquation avec ce thème de réflexion que le château de Versailles, abritant encore le Congrès, les visites officielles de chefs d’État, le G7 ou la signature des traités ? Le château de Versailles parle, le château de Versailles est éloquent, c’est un monumental objet et insigne de pouvoir.