Le langage intérieur dans les linguistiques de l’énonciation : du mode de signifiance à l’opération énonciative

Cet article vise à réintégrer la question du langage intérieur dans les idées linguistiques de l’énonciation, notamment celles sur le mode de signifiance et l’opération énonciative. En nous référant aux études de Benveniste, de Merleau-Ponty et de Culioli, nous examinons dans quelle mesure le langag...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/corela,
Autor principal: Huang, Chaobin
Formato: Article ou chapitre numérique
Publicado em: Corela 2023
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Resumo:Cet article vise à réintégrer la question du langage intérieur dans les idées linguistiques de l’énonciation, notamment celles sur le mode de signifiance et l’opération énonciative. En nous référant aux études de Benveniste, de Merleau-Ponty et de Culioli, nous examinons dans quelle mesure le langage intérieur se distingue du monologue intérieur au sens de se parler à soi-même : ce langage intérieur en tant qu’expression pure et naturelle du sens général, implique une réflexivité non consciente et non verbale, dans la genèse du sens ainsi que dans la construction dynamique des formes discursives. Eu égard à ces valeurs, nous procédons à l’analyse énonciative du discours littéraire de la conscience. Plusieurs faits de discours, liés à la non-coïncidence entre le mot et la chose vécue dans la conscience, tels que la nomination, l’indéfinition, la négation, manifestent les traces du langage intérieur global, non construit, inconscient et silencieux, qui mobilise le langage extériorisé.