Le « retour à la terre » : entre utopie et nostalgie
Souvent critiquée pour ses risques de débordements conservateurs ou idéalistes, la nostalgie est une attitude qui surgit cycliquement dans les discours au cours de l'histoire, et ce tout particulièrement en période de crise, qu'elle soit sociale, économique, politique ou, désormais,...
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| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/cm, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Conserveries mémorielles
2018
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Souvent critiquée pour ses risques de débordements conservateurs ou idéalistes, la nostalgie est une attitude qui surgit cycliquement dans les discours au cours de l'histoire, et ce tout particulièrement en période de crise, qu'elle soit sociale, économique, politique ou, désormais, écologique. Spontanée, la nostalgie véhicule pourtant un potentiel utopique et critique non négligeable.Parmi les objets regrettés, le monde rural traditionnel s'impose comme emblème récurrente de la stabilité et de l'harmonie. La France a ainsi été la scène d’un mouvement de « retour » au monde rural et aux activités qui lui sont liées (agriculture, élevage, artisanat,…), entrepris tantôt par des anarchistes libertaires, tantôt par les héritiers de mai 1968, ou encore par des individus en quête de cohérence écologique et d’autonmie.Cet article entend rendre compte des modalités de l'articulation de la nostalgie à l'égard de la ruralité avec les aspirations utopiques du projet néo-rural contemporain. L'imaginaire utopique et l'imaginaire nostalgique s'alimentent en effet l'un et l'autre, oscillant entre la réaction face à un présent que l'on rejette et le souhait d'une alternative radicale englobant tous les registres de l'existence. En résulte alors un va-et-vient entre des temporalités passées, présentes et futures. |
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