Les jeux vidéo pour dépasser les normes de genre ? Le cas Assassin’s Creed

Un joueur de jeux vidéo sur deux est une joueuse. À l’écran cependant, la présence des femmes et leur représentation ne vont pas de soi. L’entretien analyse le dernier opus d’Assassin’s Creed, une saga dont chaque titre se déroule dans un contexte historique précis. Le premier jeu de la série (2007)...

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Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/clio,
Auteurs principaux: Lignon, Fanny, Arnette, Marie-Lys
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: Clio. Femmes, Genre, Histoire 2024
Fag:
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Un joueur de jeux vidéo sur deux est une joueuse. À l’écran cependant, la présence des femmes et leur représentation ne vont pas de soi. L’entretien analyse le dernier opus d’Assassin’s Creed, une saga dont chaque titre se déroule dans un contexte historique précis. Le premier jeu de la série (2007) imposait d’incarner un avatar masculin ; le huitième permettait d’incarner un personnage féminin, mais doté de caractéristiques autres que son homologue masculin ; le quatorzième proposait d’incarner un ou une hoplite, tous deux égaux dans le combat. Mais sur le plan du genre, le dernier titre en date, Valhalla (2020), va plus loin. Le joueur, en ouverture, incarne Eivor, un enfant dont le sexe est indéterminé. À l’âge adulte, il doit choisir : jouer Eivor au féminin, au masculin, ou laisser le système décider. Le genre ainsi n’est pas subi mais choisi, et est modifiable en cours de partie. S’agit-il vraiment d’une révolution ? Les frontières du genre ne sont-elles pas simplement repoussées ? Et comment, si c’est le cas, pourrait-on les dépasser enfin ?