Promouvoir un enseignement pluraliste des droits humains

Si elle a pour objectif d’émanciper les individus, l’éducation aux droits humains (EDH) – telle qu’elle a été institutionnalisée par les organisations internationales – semble entretenir un certain rapport de force institutionnel préétabli (Coysh 2017, Keet 2017, Keet & Zembylas 2019). L’institu...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/cjm,
Egile nagusia: Dufourt, Pénélope
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Cahiers Jean Moulin 2022
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Si elle a pour objectif d’émanciper les individus, l’éducation aux droits humains (EDH) – telle qu’elle a été institutionnalisée par les organisations internationales – semble entretenir un certain rapport de force institutionnel préétabli (Coysh 2017, Keet 2017, Keet & Zembylas 2019). L’institutionnalisation de l’EDH peut renvoyer à la promotion d’un discours politique invisibilisant d’autres conceptions de la condition humaine que l’anthropologie du droit ou le pluralisme juridique tentent de reconnaître et réaffirmer. La littérature critique de l’EDH nous mène à poser les jalons d’une réflexion sur les conditions de possibilités et de mise en œuvre d’une éducation aux droits humains critique et garante du pluralisme culturel.Pour répondre à cette ambition de recherche, la méthodologie empruntée prend appui sur un corpus théorique : il s’agira d’abord de présenter la littérature critique de l’EDH, essentiellement anglophone. Puis, à la lumière des réflexions en science de l’éducation à propos des rapports entre postures épistémologiques et éthiques en pédagogie, nous présenterons les conditions de possibilités épistémologiques d’un enseignement des droits humains qui puisse être critique et garant du pluralisme culturel. Cette proposition permettra ainsi de souligner en quoi l’interdisciplinarité (ici entre droit et sciences de l’éducation) est inhérente au processus de déconstruction de la colonialité de l’enseignement des droits humains.