La critique de la modernisation du Japon chez Maruyama Masao : assistance au tennō, ultranationalisme et fascisme dans les essais des années 1946‑1949

À partir de l’analyse du mécanisme exposé dans trois essais de Maruyama Masao sur la logique de l’ultranationalisme, les mouvements fascistes et la mentalité de leaders militaires japonais, trois grands principes ont pu être isolés dans notre étude : 1) l’assistance au tennō comme ciment patriotique...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/cipango,
Autor Principal: Fauconnier, Brice
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Cipango 2020
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:À partir de l’analyse du mécanisme exposé dans trois essais de Maruyama Masao sur la logique de l’ultranationalisme, les mouvements fascistes et la mentalité de leaders militaires japonais, trois grands principes ont pu être isolés dans notre étude : 1) l’assistance au tennō comme ciment patriotique de la Nation et manifestation d’un système d’a­responsabilité chez les élites ; 2) le rôle social central d’une partie des classes moyennes (les « petits tennō ») dans la diffusion du fascisme ; 3) les sources psychanalytiques de la violence de masse formulées en tant que « conservation de l’équilibre psychique par transfert du refoulement » de la violence entre Japonais et vers l’extérieur. Les raisons du succès des thèses de Maruyama présentées ensuite doivent cependant plus à sa capacité de synthétiser efficacement des lieux-communs préexistant et à sa périodisation originale du fascisme japonais qu’à ces trois principes. De nombreux intellectuels ont noté les limites de ces thèses. Nous avons finalement retenu Yoshimoto Taka.aki pour sa critique précoce de la représentation négative du peuple chez Maruyama, ainsi que Tsutsui Kiyotada, parce qu’il remarqua avec le plus de justesse les défauts du comparatisme Allemagne nazie/Japon impérial et le caractère politique du discours des ultranationalistes négligé par Maruyama.