Coopérer avec la justice du roi. La peine des galères dans la République de Genève (1613-1788)
Bien connue des historiens de la justice, la peine des galères a pourtant été peu étudiée sous l’angle de la coopération judiciaire. On trouve en effet, sur les bancs des galères et dans les bagnes, des hommes condamnés par des juridictions extérieures au territoire sur lequel ils purgent leur peine...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/chs, |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
Crime, Histoire & Sociétés
2016
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Bien connue des historiens de la justice, la peine des galères a pourtant été peu étudiée sous l’angle de la coopération judiciaire. On trouve en effet, sur les bancs des galères et dans les bagnes, des hommes condamnés par des juridictions extérieures au territoire sur lequel ils purgent leur peine. Cet article se penche sur le cas de la République de Genève, qui a envoyé plus de cinquante criminels aux galères du roi de France entre 1613 et 1788. Loin de déposséder la République de son droit régalien de rendre la justice, la pratique des juges genevois contribue à renforcer les liens diplomatiques entre deux États au prestige inégal, en même temps qu’elle constitue une solution pénale efficace. Ces interrelations pragmatiques autour de la peine des galères, plutôt ponctuelles, marquées par des pratiques archaïques, forgent ainsi un socle commun sur lequel peuvent s’appuyer deux États souverains pour coopérer malgré leurs différences. |
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