Le permis de détention animale. Du conflit de temporalités au fantasme technosolutionniste
Cette contribution, fondée sur un programme de recherche mené au sein de l’administration wallonne (Belgique), s’intéresse à la matérialisation d’une norme – le permis de détention animale – qui vise à protéger le bien-être des animaux de compagnie en instituant des possibilités d’en contrôler les d...
محفوظ في:
| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/champpenal, |
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| المؤلفون الرئيسيون: | , |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Champ pénal/Penal field
2024
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Cette contribution, fondée sur un programme de recherche mené au sein de l’administration wallonne (Belgique), s’intéresse à la matérialisation d’une norme – le permis de détention animale – qui vise à protéger le bien-être des animaux de compagnie en instituant des possibilités d’en contrôler les détenteurs. Tous les citoyens possèdent de facto ce permis tacite et immatériel sauf s’il leur est retiré par une décision judiciaire ou administrative. Il repose largement sur une architecture informationnelle qui peine à aboutir et n’est pas encore opérationnelle au moment de l’entrée en vigueur de la norme, ce qui participe d’un conflit de temporalités. Les agents vont alors bricoler des outils palliatifs et participer ainsi à une logique de régulation qui les éloigne du cœur de leur métier et qui intensifie de manière invisible leur quotidien. Ces bricolages sont soutenus par un fantasme technosolutionniste qui empêche de penser ou repenser la dimension éminemment sociale de l’action publique, en particulier lorsqu’elle consiste à exercer un contrôle social sur les individus. |
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