Comment hériter de l’apocalypse ? Remémoration et anticipation de la catastrophe dans La Storia d’Elsa Morante
Qu’apprend‑on de la fin du monde ? Peut‑on tirer un savoir fécond de l’apocalypse, à l’usage des générations à venir ? La question hante l’œuvre des écrivains-témoins du vingtième siècle, qui l’ont léguée à la littérature ultérieure. Pour en explorer les enjeux, cet article s’appuie sur une analyse...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/cei, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Cahiers d’études italiennes
2026
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Qu’apprend‑on de la fin du monde ? Peut‑on tirer un savoir fécond de l’apocalypse, à l’usage des générations à venir ? La question hante l’œuvre des écrivains-témoins du vingtième siècle, qui l’ont léguée à la littérature ultérieure. Pour en explorer les enjeux, cet article s’appuie sur une analyse approfondie de La Storia d’Elsa Morante, dont l’apocalyptisme désespéré suscita de vifs débats lors de sa parution en Italie en 1974. La démonstration est guidée par une double hypothèse. La première est que ce texte constitue un poste d’observation idéal pour réfléchir aux enjeux de l’élaboration, par la fiction littéraire, d’un savoir de l’apocalypse. Et la seconde est que l’aborder à la lumière des questions formulées par la littérature de témoignage permet, en retour, de mettre au jour et d’éclairer un paradoxe peu souvent commenté : à savoir que l’anticipation de la catastrophe à venir, que l’autrice associe dans ses essais à l’apocalypse nucléaire, y prend la forme d’un retour à première vue anachronique vers le passé (la Seconde Guerre mondiale). |
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