De l’évaluation à l’autoévaluation : d’un apprentissage défensif à un apprentissage expansif

S’évaluer, c’est porter un regard de valeur sur soi, c’est aussi accepter de montrer quelque chose de soi. En contexte scolaire, cet acte questionne les deux espaces de la relation éducative : le niveau de réception et la transmission (Vieille-Grosjean, 2011). En effet, la mission confiée à l’enseig...

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Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/ced,
Päätekijät: Gruber Jost, Sylvie, Vieille-Grosjean, Henri
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Kieli:Français
Julkaistu: Contextes et didactiques 2019
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Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:S’évaluer, c’est porter un regard de valeur sur soi, c’est aussi accepter de montrer quelque chose de soi. En contexte scolaire, cet acte questionne les deux espaces de la relation éducative : le niveau de réception et la transmission (Vieille-Grosjean, 2011). En effet, la mission confiée à l’enseignant est de rendre l’enfant compétent (Reboul, 1980) et l’acquisition de cette compétence doit être mesurée en référence aux deux acteurs de la relation. Mais comment mesurer l’intention, le but ou l’envie d’apprendre ? Et de faire apprendre ? Cette étude empirique n’a pas l’ambition de questionner l’ensemble du processus d’évaluation, dans ses deux composantes, élèves et enseignants. Elle se propose d’interroger une pratique d’autoévaluation de leurs compétences effectuée par des élèves du primaire. Nous pensons en effet que la pratique de l’autoévaluation, à condition qu’elle se situe dans le champ de la pédagogie, amène un espace de rencontre entre l’enseignant, l’élève et le savoir. Elle agit comme un révélateur des attendus des uns et des perceptions des autres et permet à l’élève de tendre vers un apprentissage expansif (Holzkamp, 1995). L’enfant en prenant conscience de sa responsabilité peut passer d’un être évalué à un être apprenant.