Vivre chez l’autre, travailler sans lui ? Les capotteri grecs de Venise, 1764-1804
La présente contribution se propose d’aborder la problématique du « travailler chez l’autre » dans sa dimension la plus concrète, à travers l’examen d’un conflit juridique impliquant des artisans grecs à Venise dans les premières années du xixe siècle. Plus qu’un simple exercice de microanalyse du s...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/cdlm, |
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| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Cahiers de la Méditerranée
2013
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| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | La présente contribution se propose d’aborder la problématique du « travailler chez l’autre » dans sa dimension la plus concrète, à travers l’examen d’un conflit juridique impliquant des artisans grecs à Venise dans les premières années du xixe siècle. Plus qu’un simple exercice de microanalyse du social, l’étude de ce cas nous permet d’aborder une série d’enjeux cruciaux, touchant non seulement au monde du travail vénitien en une période singulièrement troublée de l’histoire de la ville, mais également aux interactions entre populations vénitienne(s) et grecque(s), ou encore aux grands équilibres sociaux de la communauté grecque-orthodoxe. Derrière l’apparente banalité d’une querelle juridique engageant un petit nombre d’individus de diverses origines, c’est ainsi tout un paysage social et symbolique qui se déploie, sur lequel la problématique du travail offre un observatoire unique. À la lumière des conflits qui opposent la corporation des chiffonniers vénitiens à celle des fabricants de manteaux grecs dans la seconde moitié du xviiie siècle, cet épisode nous permet de replacer pratiques sociales, relations de travail et logique communautaire, au cœur d’une réflexion plus large portant sur les mécanismes de coexistence et de distinction des groupes en présence. |
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