La domination verticale ou les limites du visible
Dans un contexte d’intensification de la métropolisation et de la densification urbaine, l’accès aux nouveaux logements construits en hauteur alimente la thèse de la domination verticale. Grâce à un travail ethnographique mené au sein de 15 tours de l’agglomération lyonnaise (2018-2022) réunissant d...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/cdg, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
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Carnets de géographes
2026
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Dans un contexte d’intensification de la métropolisation et de la densification urbaine, l’accès aux nouveaux logements construits en hauteur alimente la thèse de la domination verticale. Grâce à un travail ethnographique mené au sein de 15 tours de l’agglomération lyonnaise (2018-2022) réunissant des tours d’habitat social construites au milieu du XXe siècle et des copropriétés de luxe livrées depuis 2015, ainsi qu’un corpus de 70 entretiens qualitatifs réalisés auprès de leurs habitants, je montre que cette thèse est biaisée par la prégnance du visible dans l’évaluation des qualités de l’habiter en hauteur. L’approche mésologique permet de prolonger la réflexion bourdieusienne sur les conditions économiques et culturelles de la domination en envisageant le positionnement des sujets à l’intersection de l’espace social et de l’environnement bio-physico-chimique. Ouverte aux qualités olfactives, sonores et tactiles de l’habiter, elle permet alors également de réexaminer les conditions de possibilité de la domination dans les métropoles : au-delà du paradigme qui porte à en privilégier la modélisation dans un espace physique. |
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