Le corps dans la recherche : vers une heuristique et un prendre-soin

Malgré la prise en compte croissante de la politique des corps et de leur centralité dans les recherches, en particulier celles portant sur les luttes contre les systèmes d’oppression (feminist studies, gender studies, decolonial studies, subaltern studies), le corps de chercheur·euse·s peine à être...

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In:URI:https://journals.openedition.org/cdg,
Main Authors: Mathez, Andrea, Landrin, Lise, Chakroun, Leila, Guerraoui, Soufiane
Format: Article ou chapitre numérique
Published: Carnets de géographes 2025
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Malgré la prise en compte croissante de la politique des corps et de leur centralité dans les recherches, en particulier celles portant sur les luttes contre les systèmes d’oppression (feminist studies, gender studies, decolonial studies, subaltern studies), le corps de chercheur·euse·s peine à être problématisé et a fortiori à être visibilisé dans ses vulnérabilités. La corporéité des chercheur·euse·s est, au mieux, niée, au pire sacrifiée, pour des questions d’objectivité ou d’efficacité. Pourtant, d’autres approches et méthodologies émergent pour prôner une véritable prise en compte du corps dans ses rythmes et ses limites. Le corps pourrait-il être un partenaire de recherche, un allié ? Dans cette mouvance, une petite équipe transdisciplinaire entre sciences humaines et sociales, géographie et arts de la scène a organisé un atelier résidentiel à destination de doctorant·e·s, afin de les aider à développer une heuristique de la corporalité dans leur thèse. Sous l’intitulé « Le corps le grand oublié ? Exploration des épistémologies incorporées », cet atelier proposait d’explorer collectivement et sur trois jours, différentes modalités d’intégration du corps/de leur corps dans le processus de recherche.