L’envergure et l’avenir de l’idiorrythmie

L’idiorrythmie, terme que Barthes emprunte au vocabulaire religieux des monastères et qui répond à son « fantasme d’une solitude collective », d’un compromis entre retrait et engagement, est, selon nous, en germe depuis les premiers travaux et sous-tend toute son écriture. Car, parmi le foisonnement...

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Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/carnets,
Hoofdauteur: Roelens, Nathalie
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: Carnets 2016
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:L’idiorrythmie, terme que Barthes emprunte au vocabulaire religieux des monastères et qui répond à son « fantasme d’une solitude collective », d’un compromis entre retrait et engagement, est, selon nous, en germe depuis les premiers travaux et sous-tend toute son écriture. Car, parmi le foisonnement de métaphores littéraires ou philosophiques mobilisées pour mener à bien son combat d’écrivain contre le mythe, l’arrogance, l’alibi, la mauvaise foi ou la doxa, l’idiorrythmie joue un rôle privilégié. En tant que dispositif critique elle rappellera à l’écriture, face et simultanément à la tentation de se réfugier dans le neutre ou le haïku, et souligne l’urgence de la praxis, « batailler, investir, planter » (Barthes, 2003 : 30), même et précisément au bord l’idiomatique, de la singularité, de la folie : comme assomption d’un style et d’une pensée de la part d’un Barthes ermite, idiot, jouisseur, philosophe, écrivain.