Boire ou ne pas boire, telle est la question

« N’avons-nous pas tous nos gourmandises ? » – s’interroge Alphonse Karr dans son « Introduction » à l’œuvre de Brillat-Savarin intitulée Physiologie du goût. En fait, on chante le vin depuis Homère et l’Antiquité jusqu’aux temps modernes : il suffit de survoler le XXe siècle et de s’arrêter sur les...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/carnets,
1. Verfasser: Girão, Maria do Rosário
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Carnets 2021
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:« N’avons-nous pas tous nos gourmandises ? » – s’interroge Alphonse Karr dans son « Introduction » à l’œuvre de Brillat-Savarin intitulée Physiologie du goût. En fait, on chante le vin depuis Homère et l’Antiquité jusqu’aux temps modernes : il suffit de survoler le XXe siècle et de s’arrêter sur les Confessions de De Quincey, les ‘paradis’ d’Edgar Allan Poe, la correspondance hoffmannienne entre le vin et la musique, le traité balzacien des excitants modernes et sur la poétique flaubertienne / baudelairienne de l’ivresse par le vin, physique ou libératrice, spirituelle ou mystique. En tant que népenthès, assimilé à l’opium et au haschisch, l’usage du vin est métaphorique et oxymorique du point de vue social, dans une perspective morale et en ce qui concerne sa mission philosophique et alchimique. « Boisson-totem », selon Barthes, sa fonction esthétique débouche sur la multiplication de l’individualité et sur la création d’une troisième personne, l’homme supérieur ou l’artiste par excellence.