La fin de l’université telle que nous la connaissons
Cet article est une critique de la nouvelle réorientation des universités qui, depuis les années 1980 – surtout aux États-Unis et en Europe de l’Ouest –, ont adopté les valeurs entrepreneuriales et marchandes, en lieu et place des valeurs de l’humanisme caractéristique du modèle antérieur que l’aute...
محفوظ في:
| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/cal, |
|---|---|
| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Cahiers des Amériques latines
2013
|
| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Cet article est une critique de la nouvelle réorientation des universités qui, depuis les années 1980 – surtout aux États-Unis et en Europe de l’Ouest –, ont adopté les valeurs entrepreneuriales et marchandes, en lieu et place des valeurs de l’humanisme caractéristique du modèle antérieur que l’auteur baptise « kantien-humboldtien ». Cette réorientation des universités se fait, selon l’auteur, au détriment du futur de la société et de la vie sur la planète. De plus, elle renforce l’unilatéralité des points de vue. Or, il est crucial que l’université continue à être le lieu de la pensée et de la recherche libres, où la créativité n’est pas évaluée en fonction de besoins urgents et actuels mais contribue à anticiper des problèmes futurs. Une réforme des universités et des pratiques du savoir est donc nécessaire. En ce sens, l’auteur affirme le besoin d’une discussion globale, conceptuelle et épistémique, à propos des politiques de désoccidentalisation et de décolonisation de l’éducation et du savoir. |
|---|