Pollera y vestido, le langage socioethnique du vêtement : migration, génération, profession et instruction
La plupart des commerçantes de La Paz, la capitale de la Bolivie, s’inscrivent dans un processus migratoire depuis la campagne et se caractérisent par une apparence vestimentaire particulière dont la pollera [jupe bouffante], le sombrero [chapeau melon] et la manta [châle] sont les attributs princip...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/cal, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Cahiers des Amériques latines
2013
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| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | La plupart des commerçantes de La Paz, la capitale de la Bolivie, s’inscrivent dans un processus migratoire depuis la campagne et se caractérisent par une apparence vestimentaire particulière dont la pollera [jupe bouffante], le sombrero [chapeau melon] et la manta [châle] sont les attributs principaux. Cette tenue les distingue à la fois des « Indiennes », habillées de manière plus sobre, et des señoras, les « dames de la ville », de vestido, c’est-à-dire habillées à l’occidentale. Mais certaines des commerçantes sont, elles aussi, de vestido. Comment expliquer cette distinction ? Comment quitte-t-on le groupe des femmes de pollera, appelées aussi cholas [« Indiennes en ascension sociale »] ? Les femmes de pollera appartiennent à la première génération de migrantes, et semblent plus attachées à l’univers professionnel du marché. Si ces variables sont nécessaires à la compréhension de cette distinction vestimentaire, elles ne sont pas suffisantes car certaines femmes de la deuxième et troisième génération sont aussi de pollera. Le niveau d’instruction apparaît le critère le plus pertinent, combiné aux variables générationnelle, migratoire et professionnelle. Derrière le fait d’être de vestido, se cache un projet d’ascension sociale corrélé à un niveau d’études plus élevé. |
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