Organisation du travail culinaire et consommation de produits ultratransformés
Dans les discours profanes et experts, cuisiner les repas est présenté comme un rempart à une mauvaise alimentation, dont les produits alimentaires « industriels », ultratransformés, seraient le parangon. Ce discours sur la cuisine contribue à construire des frontières symboliques de classe et de ge...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/bssg, |
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| Egile Nagusiak: | , |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Biens Symboliques / Symbolic Goods
2026
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Dans les discours profanes et experts, cuisiner les repas est présenté comme un rempart à une mauvaise alimentation, dont les produits alimentaires « industriels », ultratransformés, seraient le parangon. Ce discours sur la cuisine contribue à construire des frontières symboliques de classe et de genre. Dans cet article, nous testons l’hypothèse sur laquelle repose ce discours : est-ce qu’une plus grande implication, en particulier des femmes, dans le travail culinaire, va de pair avec une moindre consommation de produits ultratransformés ? Nous mobilisons l’enquête Budget de famille 2017 de l’Insee, en nous concentrant sur 3 210 ménages en couple et sur la définition nutritionnelle Nova des produits ultratransformés. Nos résultats contredisent les idées reçues. Les couples dont le niveau de vie ou le diplôme sont les plus faibles ne sont pas les plus gros consommateurs d’ultratransformés. Les dépenses en produits ultratransformés ne diminuent pas quand le couple cuisine plus souvent. Si les ménages plus jeunes consacrent plus de revenus aux ultratransformés, c’est aussi le cas des ménages avec enfants, identifiés par la littérature comme les plus sensibles aux injonctions à cuisiner de bons repas. |
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