Cuisiner
La cuisine comme activité de production symbolique est rarement abordée dans la littérature en sciences sociales, ce qui peut être étonnant au regard de la grande diversité de ses avatars, de la distinction inspirée de la cuisine artistique jusqu’à la production de masse de l’industrie alimentaire e...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/bssg, |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Publicado: |
Biens Symboliques / Symbolic Goods
2026
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | La cuisine comme activité de production symbolique est rarement abordée dans la littérature en sciences sociales, ce qui peut être étonnant au regard de la grande diversité de ses avatars, de la distinction inspirée de la cuisine artistique jusqu’à la production de masse de l’industrie alimentaire en passant par le quotidien des pratiques domestiques. Les contributions au dossier abordent la cuisine sous différents rapports. La question du travail professionnel est centrale avec des articles concernant les chefs à domicile (S. Naulin) ou la violence au travail dans les restaurants gastronomiques (A. Hacot), et la cuisine dans l’économie générale du travail domestique est abordée dans le texte de S. Gojard et M. Plessz. Une approche plus marquée par le pouvoir symbolique et distinctif de la cuisine caractérise les articles consacrés, pour l’un à l’image sociale de l'activité culinaire et son rapprochement avec les arts (A. Pégourdie), et pour l’autre à un cercle mondain masculin parisien faisant de la gastronomie le prétexte à une sociabilité élitaire et masculine (M. Lassery). Les questions liées à la production de la culture par la circulation des « cuisines nationales » dans les restaurants des capitales européennes font aussi l’objet d’un article (A. De Silva). Enfin, la production industrielle agro-alimentaire est aussi présente dans le dossier, avec un texte sur l’huile de palme comme objet politique et économique (T. Depecker). Cooking as an activity of symbolic production is rarely addressed in the social science literature, which is surprising considering the great diversity of its transformations, from the inspired distinction of artistic cuisine to everyday domestic practices and the mass production of the food industry. The contributions to this issue approach cooking from a variety of angles. The subject of professional labour is central, with papers on home chefs (S. Naulin) and workplace violence in fine-dining restaurants (A. Hacot), and the place of cooking in the broader economy of domestic labour. The symbolic and distinctive power of cooking is highlighted in papers on the social image of the culinary activity and depiction as an art (A. Pégourdie) and on a Parisian men-only society club that uses fine dining as a pretext for an elite male sociability (M. Lassery). Questions surrounding the production of culture through the circulation of “national cuisines” in the restaurants of European capitals are also examined in an article (A. De Silva). Lastly, this issue also considers the agri-business, industrial food sector in an article on palm oil as a political and economic object (T. Depecker). |
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