De l’engrais au déchet, des campagnes à la rivière : une histoire de Bruxelles et de ses excréments

Au cours de la deuxième moitié du 19e siècle, la Senne est devenue l’exutoire privilégié des eaux usées de Bruxelles. Alors qu’au début de ce siècle, les excréments étaient récupérés et vendus aux campagnes comme engrais, l’adoption progressive du tout-à-l’égout eut pour effet direct d’accroitre la...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/brussels,
Auteur principal: Kohlbrenner, Ananda
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Brussels Studies 2016
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Au cours de la deuxième moitié du 19e siècle, la Senne est devenue l’exutoire privilégié des eaux usées de Bruxelles. Alors qu’au début de ce siècle, les excréments étaient récupérés et vendus aux campagnes comme engrais, l’adoption progressive du tout-à-l’égout eut pour effet direct d’accroitre la pollution de la rivière. Cette recherche se penche sur cette transition. Elle questionne les raisons de l’abandon du recyclage des excréments et les conditions particulières dans lesquels la Senne devint le nouveau réceptacle d’une partie des excrétas bruxellois. En étudiant les discussions et les projets auxquels la prise en charge des matières fécales donna lieu, cette étude vise à mieux comprendre les transformations qui se sont opérées au cours du 19e siècle dans le rapport qu’entretenaient Bruxelles et son environnement. Elle explore les grands travaux d’assainissement de Bruxelles en privilégiant l’un de leurs pans méconnus : le projet d’épandage des eaux usées. Cet article met ainsi en évidence le rôle des infrastructures techniques projetées ou construites dans l’accomplissement des projets urbains et la manière dont l’impact de Bruxelles sur son milieu s’est durablement modifié.