Lexicalisation des évènements de déplacement en français martiniquais et en français hexagonal

Cette étude de corpus compare la lexicalisation du déplacement en français martiniquais et en français hexagonal au sein des évènements de déplacement spontané non métaphorique. Les énoncés retenus proviennent de narrations élicitées auprès d’enfants martiniquais de 7 ans (n=16), d’enfants français...

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Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/archipelies,
Autor principal: François-Haugrin, Noémie
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Archipélies 2024
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Cette étude de corpus compare la lexicalisation du déplacement en français martiniquais et en français hexagonal au sein des évènements de déplacement spontané non métaphorique. Les énoncés retenus proviennent de narrations élicitées auprès d’enfants martiniquais de 7 ans (n=16), d’enfants français de 7 ans (n=20), d’adultes martiniquais (n=10) et d’adultes français (n=5). Le codage portait sur le type du verbe, la présence/absence du site, la présence/absence d’une préposition spatiale introduisant le site et, le cas échéant, le type de la préposition spatiale. Au niveau développemental, l’étude met en évidence une tendance des enfants à omettre le site et une préférence pour les verbes déictiques. Au niveau dialectal, les enfants martiniquais omettent le site davantage que leurs pairs français, mais le maintiennent davantage en présence d’un verbe déictique. Enfin, on observe un usage plus fréquent des verbes déictiques chez les adultes français. Il ressort donc que les deux variétés ont des préférences distinctes pour l’encodage de la trajectoire.