La panse du chacal de Raphaël Confiant : roman du déracinement ou de l’enracinement ?

Raphaël Confiant dans son roman La panse du chacal décrit le déracinement de l’Indien, travailleur engagé, son voyage à travers le Kala Pâni et son arrivée en Martinique. Selon un découpage précis, il propose une suite de scènes révélant les douleurs successives du déracinement, les tourments de la...

Cijeli opis

Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Izdano u:URI:https://journals.openedition.org/archipelies,
Glavni autor: Vencatesan, Vidya
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Archipélies 2025
Teme:
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:Raphaël Confiant dans son roman La panse du chacal décrit le déracinement de l’Indien, travailleur engagé, son voyage à travers le Kala Pâni et son arrivée en Martinique. Selon un découpage précis, il propose une suite de scènes révélant les douleurs successives du déracinement, les tourments de la traversée, pour nous conduire ensuite vers la découverte d’une réalité nouvelle, celle de coolie, et tout ce qu’elle a d’effroyable.L’éventail de personnages en présence lui permet de répartir vicissitudes et réactions et ainsi d’offrir une vision presque complète du phénomène : dans quelles conditions le coolie a-t-il été arraché à son pays ? Comment est-il parvenu à se réinstaller dans un nouveau territoire ? Quelles difficultés a-t-il rencontrées et quels défis affrontés ?L’intrigue se construit au fil des péripéties qui révèlent les stratégies d’adaptation. Quelle lecture de l’engagisme propose l’auteur ? Le déracinement, meurtrissure indélébile, ou l’enracinement, phénomène d’acculturation et de métissage ? Voilà les questions qui seront au centre de la discussion.Dans cet article, l’œuvre sera présentée en contexte afin de mieux cadrer le roman dans sa relation à l’étude que nous en proposons. Celle-ci s’organisera en quatre parties : d’une part la dimension tragique du déracinement, suivie de celle de la traversée du Kala Pâni qui accentue encore le trauma. Nous évoquerons ensuite les déconvenues de l’arrivée. Pour enfin constater que l’enracinement est un phénomène genré.