Un « régime méditerranéen » bon à penser
Les habitudes alimentaires des Italiens installés aux Etats-Unis et en Suisse ont été intéressées au cours du 20e siècle par une mutation de l’attitude des sociétés hôtes, hier hostiles mais aujourd’hui largement imprégnées de cet héritage gastronomique. Décrypté naguère à travers certains poncifs a...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/aof, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Anthropology of food
2010
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| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | Les habitudes alimentaires des Italiens installés aux Etats-Unis et en Suisse ont été intéressées au cours du 20e siècle par une mutation de l’attitude des sociétés hôtes, hier hostiles mais aujourd’hui largement imprégnées de cet héritage gastronomique. Décrypté naguère à travers certains poncifs assignés aux peuples méridionaux (irrationalité, pusillanimité, etc.), le présumé conservatisme culinaire des Italiens, du Sud en particulier, y était perçu comme un syndrome quasi pathologique, devenant la cible des politiques sociales et de santé. Avec le temps, cette culture alimentaire « sans qualités » s’est vue amendée du stigmate de son origine puis ennoblie par la promotion du modèle de consommation dit méditerranéen. La déconstruction diachronique des lectures américaines et helvétiques des habitudes alimentaires des migrants italiens met en exergue, outre l’inversion de certaines catégories normatives, un rapport de (bio)pouvoir spécifique entre culture d’accueil et d’origine soulevant l’utilité d’une réflexion épistémologique sur la construction sociale actuelle de la santé et du goût « méditerranéens ». |
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