De quoi la crise de la cuniculture est-elle le signe ?
La cuniculture est régulièrement qualifiée, en France, comme une filière agricole « en crise ». D’une part, la baisse continuelle de la consommation de viande de lapin impacte les volumes produits et le nombre d’éleveurs et d’éleveuses de lapins en activité. D’autre part, l’élevage en cage sur leque...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/aof, |
|---|---|
| Egile Nagusiak: | , |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Anthropology of food
2026
|
| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | La cuniculture est régulièrement qualifiée, en France, comme une filière agricole « en crise ». D’une part, la baisse continuelle de la consommation de viande de lapin impacte les volumes produits et le nombre d’éleveurs et d’éleveuses de lapins en activité. D’autre part, l’élevage en cage sur lequel repose le mode de production dominant dit « rationnel » est aujourd’hui fortement remis en question par des citoyens de l’Union européenne. Cet article a pour ambition d’examiner les significations attachées à ce contexte critique à la lumière d’entretiens compréhensifs menés auprès d’acteurs de la filière de production de lapin de chair : par quels types d’acteurs la situation est-elle qualifiée de « crise », comment, à partir de quels arguments ? Quels sont les effets de cette qualification ? Nous montrerons comment et dans quelle mesure la « crise » concourt à un processus de requalification des systèmes de production cunicoles. Nous soulignons que ce processus ne va pas sans générer un certain nombre de tensions dans la mesure où il implique une reconfiguration plus ou moins profonde de la relation aux animaux, aux conditions dans lesquelles ils sont élevés et à leur « bien-être ». Une telle reconfiguration est basée sur une anticipation des « attentes sociétales » qui ne fait pas consensus. |
|---|