Ostentation et débordements alimentaires à la fête de Sant’Ana (Caicó, Rio Grande do Norte, Brésil)
La fête de Sant’Ana, déclarée patrimoine immatériel de l’État du Rio Grande do Norte en 2010, est l'occasion pour les fidèles de revenir dans leur ville d'origine et de démontrer bruyamment leur foi dans leur sainte-patronne. Bien plus qu'une cérémonie religieuse, c'est l'af...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/aof, |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
Anthropology of food
2025
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| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | La fête de Sant’Ana, déclarée patrimoine immatériel de l’État du Rio Grande do Norte en 2010, est l'occasion pour les fidèles de revenir dans leur ville d'origine et de démontrer bruyamment leur foi dans leur sainte-patronne. Bien plus qu'une cérémonie religieuse, c'est l'affirmation d'une identité locale qui célèbre l'origine européenne des familles traditionnelles et la puissance des propriétaires terriens. C’est l'occasion d'afficher sa réussite sociale et sa générosité, de consommer les mets vendus au bénéfice de l'Église. Or, il est paradoxal que, dans une région pauvre et un milieu aride comme le Seridó, l'excès soit de mise. Plus il y a de monde, de bruit, d'alcool et de nourriture, plus la fête sera réussie : pendant les réunions familiales sont servis, tout au long de la journée, des plats « traditionnels » aux nombreux convives, rappelant l'origine rurale des hôtes qui ouvrent leur table aux étrangers. Les fêtes et les pratiques alimentaires, véritables potlatch, soulignent les frontières sociales existantes et mettent en lumière les fractures de la société brésilienne qui remontent à la période coloniale. |
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