Enquête sur la présence d’Ælius Aristide et de son œuvre dans la littérature grecque du IIe au XVe siècle de notre ère

Grâce aux recherches menées depuis près d’un siècle par d’éminents philologues, l’œuvre d’Aelius Aristide, un des représentants majeurs de la Seconde Sophistique, est en train de sortir progressivement de l’oubli dans lequel il fut plongé depuis la Renaissance jusqu’au xixe siècle. La présente enquê...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/anabases,
Egile nagusia: Robert, Fabrice
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Anabases 2011
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Grâce aux recherches menées depuis près d’un siècle par d’éminents philologues, l’œuvre d’Aelius Aristide, un des représentants majeurs de la Seconde Sophistique, est en train de sortir progressivement de l’oubli dans lequel il fut plongé depuis la Renaissance jusqu’au xixe siècle. La présente enquête s’inscrit dans le prolongement des travaux en cours de réalisation sur cet auteur, et aborde une question qui n’a pas été examinée jusqu’ici : la réception d’Aristide dans l’Antiquité tardive et à Byzance. L’étude ne saurait naturellement épuiser la matière d’un si vaste sujet, mais elle constitue la première étape, et pour ainsi dire le laboratoire de recherches ultérieures plus approfondies. Fondée sur un corpus de quatre cent quatre-vingt-dix-huit textes, qui ont été collationnés dans la littérature grecque entre le iie et le xve siècle, elle indique les grandes orientations du questionnement sur le Nachleben d’Aristide, et livre les premiers résultats obtenus, lesquels intéressent à la fois la connaissance du sophiste et l’histoire de la culture et de la transmission des textes.L’exploration transversale et synthétique du vaste corpus réuni est menée par le biais de trois axes d’investigation successifs. Il s’agit dans un premier temps de considérer les sources des extraits, afin de découvrir quels auteurs connaissaient Aristide, et dans quels milieux se diffusa son œuvre. Dans un deuxième temps, nous nous intéressons au jugement porté par la postérité sur Aristide, et essayons de relever les indices attestant la haute estime dans laquelle il était tenu. De l’homme, l’attention passe enfin aux discours, dont on constate qu’ils connurent une fortune pour le moins inégale : si le corpus aristidien comportait, aux yeux de la postérité, plusieurs chefs-d’œuvre maintes et maintes fois cités, d’autres discours semblent n’avoir guère suscité l’enthousiasme, et il est intéressant de dresser un bilan statistique synoptique de ces divergences de fortune ; nous commentons pour finir quelques extraits qui apportent certains éclairages sur l’histoire de deux discours marginaux du corpus aristidien, l’un étant aujourd’hui considéré comme apocryphe et le second nous étant parvenu fortement mutilé : le discours En l’honneur de l’empereur (or. 35) et le Sixième discours sacré (or. 52).