Jacques Esprit, Sénèque et la clémence
Dans son traité La Fausseté des vertus humaines (1678), le janséniste Jacques Esprit rejette la thèse stoïcienne en faveur de la clémence qu’expose Sénèque dans le De Clementia. Esprit reprend à son propre compte certains arguments avancés par Sénèque pour l’attaquer personnellement et ruiner sa pos...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/anabases, |
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| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Anabases
2012
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Dans son traité La Fausseté des vertus humaines (1678), le janséniste Jacques Esprit rejette la thèse stoïcienne en faveur de la clémence qu’expose Sénèque dans le De Clementia. Esprit reprend à son propre compte certains arguments avancés par Sénèque pour l’attaquer personnellement et ruiner sa position. Partager certaines vues du Cordouan ne l’empêche pas de rester fondamentalement opposé à sa doctrine. Il ne peut accepter la présentation sénéquienne de la clémence, parce que sa lecture de Platon et de saint Augustin le conduit à penser qu’elle contredit l’exigence de justice. Sa principale objection demeure que le roi clément présenté en modèle dans le De Clementia agit par vanité ou bien par pur intérêt, et qu’il ne peut en être autrement, puisqu’il n’est pas inspiré par l’amour de Dieu. |
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