Honorabilité et pouvoir dans les communautés rurales alsaciennes de la fin du XVIIe au début du XIXe siècle
En parcourant les archives paroissiales, fiscales, notariales et judiciaires, le chercheur observe que ce sont souvent les mêmes familles qui, moyennant des pratiques endogamiques et une continuité quasi-dynastique, président, au fil des siècles, aux destinées des communautés : bénéficiant d’un capi...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/alsace, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Revue d’Alsace
2021
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | En parcourant les archives paroissiales, fiscales, notariales et judiciaires, le chercheur observe que ce sont souvent les mêmes familles qui, moyennant des pratiques endogamiques et une continuité quasi-dynastique, président, au fil des siècles, aux destinées des communautés : bénéficiant d’un capital d’honorabilité intergénérationnel apparemment inaltérable, elles affichent parfois leur prééminence avec orgueil et ostentation. La distinction sociale n’étant pas, tant s’en faut, le monopole de la société nobiliaire, il resterait à démêler les raisons de cette notoriété et les ressorts d’une telle oligarchisation : un enracinement séculaire dans la communauté ? le patrimoine familial ? la prestance ? la moralité ? le savoir ? Autant d’éléments, parfois indissociables et cumulatifs, qui secrètent l’estime sociale, sans exclure a priori les qualités de « mérite » ou de « talent » que la Révolution mettra à l’ordre du jour. En attendant, si l’honneur des élites locales est mis en question, c’est souvent en raison de la fonction elle-même : dépendantes du pouvoir seigneurial, elles sont facilement accusées de complicité avec ce dernier. Ainsi, relevant d’une histoire « totale », la notion d’honneur se situe au confluent de considérations d’ordre socio-économique, psychologique et politique. |
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