Métaphores temporelles et offrandes alimentaires : pratiques d’élaboration du sens rituel

Jusqu'il y a peu, le déchiffrement des aspects non-verbaux de la sémantique des rituels est peu courant dans les études sur les sociétés indiennes du Mexique. Dans le prolongement de nouvelles recherches anthropologiques sur le langage figuratif du rituel, l’article propose d’étudier les métaph...

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Kaydedildi:
Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/alhim,
Yazar: Hémond, Aline
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Amérique latine histoire et mémoire 2013
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:Jusqu'il y a peu, le déchiffrement des aspects non-verbaux de la sémantique des rituels est peu courant dans les études sur les sociétés indiennes du Mexique. Dans le prolongement de nouvelles recherches anthropologiques sur le langage figuratif du rituel, l’article propose d’étudier les métaphores figuratives présentes dans deux offrandes alimentaires déposées durant les cérémonies de pétition de pluie célébrées autour d’un gouffre naturel dans la partie centrale de l’Etat de Guerrero (Mexique). Il s’agit d’analyser les moyens sémantiques et figuratifs non verbaux permettant d’établir une communication persuasive avec les entités détentrices de la subsistance. Deux « offrandes » sont étudiées et mises en regard : la xochimesa et le chitatli. La première consiste dans le déploiement sur le sol des objets qui constituent l’offrande alimentaire et la seconde est faite d’un contenant rituel en agave rempli de nourriture qui est jeté dans le gouffre et doit parvenir au fond sans se renverser. Un troisième « transfert culinaire » s’effectue entre les participants du rituel. L’analyse met en lumière l’existence des métaphores temporelles exprimées au travers des assemblages rituels alimentaires et représentant le cycle agricole à venir. La conclusion introduit une idée supplémentaire, celle du syncrétisme. Elle distingue la xochimesa qui peut être intégrée dans une idée catholique des échanges entre Dieu et les hommes par la commensalité qu’elle autorise entre les acteurs rituels et la nature aérienne des entités, et le chitatli fondé sur le sacrifice, la non-commensalité humaine et les puissances chtoniennes qui se refusent à l’assimilation.