Approches interactionnistes de l’acquisition des langues étrangères : concepts, recherches, perspectives

Quels travaux peut-on regrouper sous le titre de ce volume « approches interactionnistes de l’acquisition des langues étrangères » ? La réponse ne va pas de soi ; et la question elle-même soulève le problème de la délimitation d’un champ diversifié. Disons-le d’emblée : si c’est bien le postulat du...

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Bibliografiset tiedot
Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/aile,
Päätekijä: Pekarek Doehler, Simona
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: Acquisition et interaction en langue étrangère 2011
Aiheet:
Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Kuvaus
Yhteenveto:Quels travaux peut-on regrouper sous le titre de ce volume « approches interactionnistes de l’acquisition des langues étrangères » ? La réponse ne va pas de soi ; et la question elle-même soulève le problème de la délimitation d’un champ diversifié. Disons-le d’emblée : si c’est bien le postulat du rôle constitutif de l’interaction sociale pour l’apprentissage des langues qui est au cœur de l’approche interactionniste de l’acquisition, ce n’est pas sur la base d’une stricte unicité de fondement théorique que ce postulat s’est établi. Un tel fondement supposerait une définition commune, non seulement de ce qu’est le fonctionnement socio-interactif et des principes méthodologiques qui permettent de le décrire, mais aussi de ce qu’est un apprenant, de ce qui constitue des conditions de réalisation d’un apprentissage, de la nature de ce processus, et donc du fonctionnement cognitif humain. Et si l’accord semble grand quant à la conception de l’interaction, il l’est beaucoup moins sur les autres points, en particulier sur la cognition. L’interactionnisme dans le domaine de l’acquisition ne constitue donc pas une ‘école’ unifiée dont les travaux seraient cumulatifs ; la diversité des approches qu’il regroupe présente une richesse qui a permis le développement du champ, le défrichement de nouveaux horizons et l’instauration d’un dialogue constructif.Ce sont ce développement, ces expansions, ce dialogue et leur arrière-fond épistémologique que je me propose brièvement d’esquisser dans l’introduction à ce volume1. Il ne peut évidemment s’agir de présenter un tableau exhaustif des études interactionnistes sur l’acquisition. Mon objectif est bien plus modeste : il s’agira de dégager les préoccupations centrales qui traversent le domaine et de soulever certaines pistes de recherche qui commencent à se profiler à l’heure actuelle. Cela permettra, je l’espère, de mettre en relief l’originalité du regard que les travaux réunis dans ce volume apportent à ce vaste champ d’investigation qu’est l’acquisition dans l’interaction.