Appropriation du vocabulaire : mots faciles, mots difficiles, mots impossibles

La thèse défendue ici est que, pour qu’un apprenant acquière un mot en L2, il doit se familiariser avec les différents traits de ce mot et, souvent, surmonter une série de pièges qui entravent l’acquisition de certains de ces traits. La connaissance d’un mot inclut plus précisément la connaissance d...

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Shranjeno v:
Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/aile,
Glavni avtor: Laufer, Batia
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Acquisition et interaction en langue étrangère 2012
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Izvleček:La thèse défendue ici est que, pour qu’un apprenant acquière un mot en L2, il doit se familiariser avec les différents traits de ce mot et, souvent, surmonter une série de pièges qui entravent l’acquisition de certains de ces traits. La connaissance d’un mot inclut plus précisément la connaissance de sa forme (orale et écrite), de sa structure, de son sens (référentiel, affectif, pragmatique) et de ses relations avec d’autres mots. Selon nous, les facteurs qui inhibent l’apprentissage d’un mot sont les suivants : similitude de forme (sans similitude de sens) ou similitude morphologique (avec nuances sémantiques) avec d’autres mots ; indices trompeurs de structure morphologique ; différences de comportement lexico-syntaxique entre L1 et L2 ; différences dans les catégorisations de l’expérience faites par L1 et par L2 ; différences de connotation entre L1 et L2 ; différences pragmatiques dans l’emploi des quasi-synonymes et des équivalents partiels L1-L2 ; surcoût, pour l’apprentissage, lié à l’existence en L2 de synonymes et de quasi-synonymes ; absence apparente de systématicité des collocations.