Retracer son apprentissage : pour quoi faire ?
Qu’ai-je appris ? Comment ai-je appris ? Pour quoi faire ? Ces questions structurent les « Journaux d’apprentissage » écrits par deux apprenants de langue pendant la durée de leur séjour Erasmus en France. Les réponses formulées par Kukua et Markus à ces trois questions conduisent à l’hypothèse suiv...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/aile, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Acquisition et interaction en langue étrangère
2011
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Qu’ai-je appris ? Comment ai-je appris ? Pour quoi faire ? Ces questions structurent les « Journaux d’apprentissage » écrits par deux apprenants de langue pendant la durée de leur séjour Erasmus en France. Les réponses formulées par Kukua et Markus à ces trois questions conduisent à l’hypothèse suivante : à travers le récit de leur apprentissage de langue en situation exolingue, ces apprenants explicitent les enjeux sociaux liés à l’acte d’apprendre. Vue sous cet angle, l’écriture réflexive est un acte que l’apprenant adresse à lui-même et aux autres, dans le but d’inscrire l’acquisition de la langue et le travail d’apprendre dans le continuum de ses apprentissages sociaux passés, présents et à venir. Pour cela, le récit sélectionne, valorise et met en ordre les événements. Par les normes sémantiques qui l’organisent, il impose aux événements qu’il relate les normes sociales selon lesquelles : a) une interaction peut être promue au statut d’acquisition et b) l’acquisition d’une langue peut attester d’une compétence à apprendre tout au long de la vie. En ce sens, l’acte de retracer son apprentissage a aussi une fonction de socialisation. |
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