Un exemple de la traduction comme perversion ou la rencontre de Panero et de Bataille
Selon Túa Blesa, les traductions de Leopoldo María Panero sont aussi singulières que l’est son œuvre poétique car le poète y revendique une pratique de la traduction comme perversion où le traducteur doit « développer – ou dépasser – l’original et non “le transporter” comme n’importe quel autre meub...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/agedor, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
L’Âge d’or
2018
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Selon Túa Blesa, les traductions de Leopoldo María Panero sont aussi singulières que l’est son œuvre poétique car le poète y revendique une pratique de la traduction comme perversion où le traducteur doit « développer – ou dépasser – l’original et non “le transporter” comme n’importe quel autre meuble d’[une] pièce à l’autre ». Je me propose d’analyser ce concept à travers la traduction d’un sonnet de Georges Bataille, intitulée « Mutación de Bataille ». Comment entendre cette perversion d’un point de vue formel et sémantique sachant que cette rencontre a lieu entre deux écrivains dont l’œuvre se fonde sur la transgression ? Si la traduction-perversion dénature la forme-sonnet à cause de multiples amplifications, elle tire aussi constamment le poème vers l’obscène et l’obsédant retrouvant ainsi une démarche propre aux récits batailliens. Cela se fait grâce à un motif récurrent, absent de l’original, mais qui, ici, semble faire allusion à la stratégie traductrice mise en place, laquelle prétend offrir une « version interlinéaire » du sonnet. |
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