De l’igname au manioc dans le golfe de Guinée : traite des esclaves et alimentation au royaume du Danhomè (XVIIe-XIXe siècle)

Avant l’introduction de plusieurs plantes d’origine américaine sur l’ancienne côte des Esclaves, la base de l’alimentation reposait sur la consommation de céréales et de tubercules, à savoir le petit mil, le sorgho, le riz et l’igname. La diffusion du maïs, de la patate douce puis du manioc dans les...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/afriques,
Yazar: Juhé-Beaulaton, Dominique
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Afriques 2015
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Diğer Bilgiler
Özet:Avant l’introduction de plusieurs plantes d’origine américaine sur l’ancienne côte des Esclaves, la base de l’alimentation reposait sur la consommation de céréales et de tubercules, à savoir le petit mil, le sorgho, le riz et l’igname. La diffusion du maïs, de la patate douce puis du manioc dans les systèmes agraires après l’arrivée des Européens a donc eu des conséquences sur les régimes alimentaires. La région étudiée se situe dans le Sud du Bénin, zone de contact entre la forêt et la savane, favorisant la diversité des cultures vivrières. Cet article s’attache plus particulièrement à l’étude de la place des tubercules dans l’alimentation de cette région et au processus de substitution qui a conduit le manioc à remplacer l’igname, ce processus étant bien avancé à la fin du xixe siècle. Une chronologie de la substitution est proposée à partir de l’analyse des sources écrites européennes mais aussi des sources orales. La combinaison de différents facteurs, tels que la croissance démographique, la traite des esclaves, les conflits entre royaumes mais aussi les aléas climatiques provoquant des crises de subsistance, permet de comprendre la diffusion de plantes américaines qui offrent des rendements supérieurs aux plantes africaines, particulièrement le manioc. Nous verrons qu’aujourd’hui, si les ignames ne sont plus cultivées dans le Sud du pays pour la consommation ordinaire des hommes, elles continuent cependant à l’être pour être utilisées comme offrandes lors de cérémonies religieuses, ce qui témoigne de la place qu’elles occupent encore dans les représentations.