Des céréales et du lait au Sahara et au Sahel, de l’épipaléolithique à l’âge des métaux
La diversité des traditions culinaires actuelles au Sahara et au Sahel, centrées sur les céréales et accordant aux laitages une part très variable, témoigne de la complexité de leur histoire. Cet article propose une synthèse et des réflexions à ce sujet à partir des vestiges archéologiques connus.Re...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/afriques, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Afriques
2015
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La diversité des traditions culinaires actuelles au Sahara et au Sahel, centrées sur les céréales et accordant aux laitages une part très variable, témoigne de la complexité de leur histoire. Cet article propose une synthèse et des réflexions à ce sujet à partir des vestiges archéologiques connus.Reconnaître dans les sites préhistoriques à partir de 20 000 av. J.-C. (époque d’apparition du matériel de broyage en pierre dans le désert Libyque) une utilisation des céréales sauvages dans l’alimentation reste problématique. De nouvelles investigations, parmi lesquelles certaines sont au point depuis peu, pourraient apporter des éléments déterminants à ce dossier. Les premières tentatives de domestication du mil apparaissent au cours du IIIe millénaire av. J.-C. dans le Sahel ouest-africain. La domestication des autres céréales toujours exploitées aujourd’hui intervient au moins deux millénaires plus tard, à en juger par les restes botaniques mis au jour. Le développement de la céréaliculture impose gestion des semences, stockage des grains, surveillance et protection des champs, défense des récoltes. Il entraîne également spécialisations économiques, développement de l’artisanat, convoitises, intensification des échanges commerciaux et, par là, une accentuation des hiérarchies sociales et des rivalités politiques. Depuis le début de l’élevage en Afrique, c’est-à-dire depuis le VIe millénaire av. J.-C., les pasteurs du Sahara ont tiré bénéfice de la production laitière de leurs animaux. Diverses sources documentaires plaident en ce sens : femelles laitières et scènes de traite figurées dans les arts rupestres du Sahara, abattage de veaux et de chevreaux en bas âge dans le désert Libyque, graisses de lait de vache conservées dans des tessons de la Tadrart Akoukas. |
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