Kessel reporter : de la chose vue à la chose lue
Découvrant des mondes dont il ignore tout, le reporter est chargé de les voir vite et bien pour en rendre compte au lecteur, de sorte que la chose vue se mue en chose lue. L’imbrication de la vision du reporter et de son écriture conduit Kessel à varier les postures pour gagner en efficacité narrati...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/aes, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Arts et Savoirs
2017
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Découvrant des mondes dont il ignore tout, le reporter est chargé de les voir vite et bien pour en rendre compte au lecteur, de sorte que la chose vue se mue en chose lue. L’imbrication de la vision du reporter et de son écriture conduit Kessel à varier les postures pour gagner en efficacité narrative. Que le réel lui soit demeuré opaque ou qu’il ait su le décrypter, le reporter fait savoir et fait voir. Ne pas savoir voir et savoir voir reviennent donc à savoir faire voir en associant à la chose vue la chose vécue. L’emprise du récit est encore plus manifeste lorsque Kessel sait ne pas voir, c’est-à-dire quand il compense son défaut de vision pour rendre compte de scènes qu’il n’a pas comprises ou qu’il n’a même pas vues. Dans tous ces cas, l’écriture du reportage consiste surtout à savoir raconter. |
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