Que reste-t-il de 1870-1871 en 1920-1921 ? Le cinquantenaire de « l’année terrible » dans la presse bretonne
Dans son édition du 11 janvier 1920, le quotidien catholique rennais L’Ouest-Éclair rappelle que « depuis hier, 10 janvier 1920, 4 heures de l’après-midi, nous sommes en paix avec l’Allemagne ». D’un traité de Versailles à un autre, se referme donc un chapitre qui a débuté lors de l’été 1870 par une...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/abpo, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest
2021
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Dans son édition du 11 janvier 1920, le quotidien catholique rennais L’Ouest-Éclair rappelle que « depuis hier, 10 janvier 1920, 4 heures de l’après-midi, nous sommes en paix avec l’Allemagne ». D’un traité de Versailles à un autre, se referme donc un chapitre qui a débuté lors de l’été 1870 par une entrée en guerre précipitée par l’affaire de la dépêche d’Ems. Alors que le traumatisme né des tranchées de 1914-1918 constitue une plaie béante, on pourrait croire que cette mémoire de « l’Année terrible » est écrasée par le sacrifice tout récent de centaines de milliers d’hommes au cours de celle que l’on affirme être la « der des der ». Mais la presse bretonne montre que la réalité est plus complexe : le « poilu » n’a pas complètement effacé le « moblot », ne serait-ce parce que les vétérans de 1870 sont encore nombreux. Par ailleurs, la dimension politique de la séquence 1870-1871, de la proclamation de la République à la Commune de Paris, confère une certaine actualité à cette séquence chronologique. D’ailleurs, le 11 novembre 1920 est tout autant le deuxième anniversaire de l’Armistice que le cinquantième du 4 septembre 1870. |
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