Évaluer sans dévaluer. Le travail réel à l’épreuve de sa reconnaissance
Les tensions contemporaines entre les valeurs constitutives du travail social et les modalités de reconnaissance institutionnelle fondées sur la preuve et la traçabilité constituent un analyseur central des recompositions du secteur. Les valeurs professionnelles – relationnelles, cliniques et démocr...
محفوظ في:
| المؤلف الرئيسي: | |
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| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
2026
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Les tensions contemporaines entre les valeurs constitutives du travail
social et les modalités de reconnaissance institutionnelle fondées sur la
preuve et la traçabilité constituent un analyseur central des recompositions
du secteur. Les valeurs professionnelles – relationnelles, cliniques et démocratiques – demeurent structurantes dans l’action réelle des professionnels, tandis que leurs conditions de reconnaissance ont été profondément
transformées depuis la loi du 2 janvier 2002. Le passage d’un régime de
confiance implicite à un régime de garantie des droits a placé l’évaluation au
cœur des mécanismes de légitimation de l’action. Ce déplacement reconfigure les critères de reconnaissance du travail, en privilégiant les dimensions
formalisables au détriment d’aspects relationnels, situés et processuels. Il
affecte les pratiques professionnelles et le sens que les travailleurs sociaux
attribuent à leur activité, en rendant partiellement invisibles certaines
dimensions centrales du travail réel. En conclusion, des pistes de réflexion
sont proposées afin de penser une évaluation plus attentive à la pluralité
des registres de qualité et aux conditions de reconnaissance soutenable de
l’engagement professionnel. |
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